Top 10 des films les plus attendus en 2019

Radegund est la promesse du retour du cinéaste de La Balade sauvage à un cinéma plus classique, après une trilogie de poèmes free-style (À la merveille, Knight of Cups, Song to Song) qui a franchement clairsemé les rangs de son fan-club.

Un chef du contre-espionnage qui va découvrir peu à peu l’innocence du capitaine Alfred Dreyfus (Louis Garrel, incarnant de nouveau une figure historique après le Robespierre d’Un peuple et son roi).

De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes….

Et chaque animal conçu en images de synthèse, avec un rendu photoréaliste, porte la voix d’une star hollywoodienne (Donald Glover, le jeune Lando Calrissian de Solo : À Star Wars Story, prête la sienne à Simba ; Beyoncé, la reine du RnB, double la lionne Nala en poussant la chansonnette sur un titre inédit ; Chiwetel Ejiofor incarne le vilain Scar). En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies ou technologies similaires, y compris de partenaires tiers pour la diffusion de publicité ciblée et de contenus pertinents au regard de vos centres d’intérêts.

Suite directe de Godzilla, ce nouveau blockbuster de taille XXXL confronte l’humanité à trois autres périls préhistoriques de la taille d’une montagne : la mite géante Mothra, le ptérosaure mutant Rodan et le dragon à trois têtes King Ghidorah.

Films les plus attendus en 2019

Le premier, dont la sortie est annoncée pour le 24 avril 2019, offrira, selon Disney, une fin explosive et peut être, la possibilité de retrouver Iron Man que l’on pensait mort dans l’espace à la fin du troisième opus. Initialement fixée à janvier 2019, la date de sortie a été repoussée par le studio Fox au 22 mai, histoire de laisser au réalisateur le temps de superviser les centaines de plans d’effets visuels de son odyssée.

On ne connait, pour l’instant, pas encore le scénario mais le casting laisse présager que l’histoire se déroulera après les évènements de la dernière saison. Ce poème psy sur l’angoisse de grandir a fait son petit effet, rapporté des montagnes de dollars, et suscité un paquet de théories sur la génération Amblin et son gout pour le revival perpétuel.

Côté scénario, le film revient sur le meurtre de l’actrice Sharon Tate, commis par des disciples du gourou Charles Manson pour ensuite faire accuser la communauté noire.

Après l’Amazonie de The Lost City of Z, il envoie carrément Brad Pitt dans les étoiles : l’acteur jouera un ingénieur autiste parti à la recherche de son père, perdu dans l’espace vingt ans après son départ pour Neptune. Réservé en exclusivité aux abonnés de Netflix et donc, hélas, au petit écran, le nouveau chef-d’œuvre du réalisateur italo-américain marque son grand retour au film de gangsters et ses retrouvailles avec son acteur fétiche, Robert De Niro, près de vingt-cinq ans après Casino . Alors que Rachid, Davis, Chao et Charles ont décidé de quitter la France avec leur famille, pour tenter leur chance à l’étranger, le couple Verneuil va tout faire pour les retenir.

 

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Toujours sous la direction de Philippe De Chauveron, on retrouve le casting au grand complet : Christian Clavier, Chantal Lauby, Elodie Fontan, Frédérique Bel, Ary Abittan… Après Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu .

Budgété à plus de 140 millions de dollars, ce polar inspiré en partie de faits réels réunira à son générique d’autres membres de la famille scorsesienne : Joe Pesci (qui a déjà tourné avec le tandem Raging Bull, Les Affranchis et Casino) et Harvey Keitel (déjà vu dans Mean Streets, Taxi Driver et La Dernière Tentation du Christ). Tout juste sait-on que le vétéran Billy Dee Williams a fait son grand retour dans la franchise sous les traits de Lando Calrissian et que le général Leia sera toujours du voyage, malgré le décès de Carrie Fisher juste après la fin du tournage des Derniers Jedi. On sait encore peu de choses sur l’intrigue tenue top secret de ce film d’animation, sinon que Andy a offert ses jouets d’enfance à l’une de ses voisines, la petite Bonnie, avant de partir à l’université à 17 ans. Après le triomphe de la première partie, d’une ampleur totalement inattendue pour un film d’horreur (700 millions de dollars au box-office mondial en 2017), la seconde est attendue de pied ferme par les fans de Stephen King.

Son ex-mari (Kyle Chandler) volera à leur secours, mais, très franchement, le spectateur accourra surtout en salle pour rugir de plaisir devant quelques plaisirs simples, à base de bastons de mastodontes et de destructions massives. Le magnifique Les Derniers Jedi a provoqué la guerre civile au sein du fandom, scindé en deux camps, les pro-Épisode 8 qui louent les audaces prises par Rian Johnson, et les anti qui montent des campagnes Kickstarter pour racheter les droits de Star Wars à Disney.

Dans ce road movie, il incarne un vieil horticulteur ruiné et endetté qui accepte, à 90 ans, de faire le chauffeur à bord d’un pick-up noir et de traverser la frontière, à plusieurs reprises, pour le compte d’un cartel de la drogue mexicain.

L’action se déroulant il y a plus de quarante ans, les acteurs seront rajeunis numériquement grâce aux techniques déjà utilisées dans L’étrange histoire de Benjamin Button et Ant-Man, ce qui signifie que De Niro et Pacino auront la même tête qu’à l’époque du Parrain II. Les fans vont donc retrouver la grande Maggie Smith, alias Violette la comtesse douairière, et le reste de la famille (Lady Edith-Laura Carmichael, Lady Mary-Michelle Dockery, Robert et Cora Crawley-Hugh Bonneville et Elizabeth McGovern) réunie à Downton à l’automne 1927 pour un mystérieux événement dont on ignore encore la teneur. Épuisé par son précédent long-métrage, The Lost City of Z, James Gray a pourtant sauté à pieds joints dans cette nouvelle aventure avec son producteur Brad Pitt, dont la compagnie Plan B est aussi à la manoeuvre sur Ad astra. Secret à l’extreme (à l’heure où nous écrivons ces lignes, le titre n’a toujours pas été dévoilé), le film servira à la fois de suite aux événements d’Infinity War – la moitié de l’univers a été anéantie suite au claquement de doigts de Thanos – et de conclusion flamboyante à la Phase 3 de Marvel Studios. Adaptation du célébrissime manga des années 1990 Gunnm, de Yukito Kishiro, cette production de James Cameron suit l’errance existentielle de la cyborg Alita (Rosa Salazar, filmée en performance capture), en quête de ses origines dans un monde post-apocalyptique au XXVIe siècle.

Il concentre cette fois son intrigue sur un anti-héros de l’ombre : Dick Cheney, vice-président républicain des États-Unis entre 2001 et 2009, durant l’intégralité des deux mandats de George W. Synopsis : Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn – l’homme incassable – poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes.

Mais un agent de la DEA (Bradley Cooper) est à ses trousses… En s’inspirant très librement d’une histoire véridique et d’un article paru dans le New York Times (The Sinaloa Cartel’s 90-Year-Old Drug Mule), Clint revient aux affaires et signe un film captivant – son meilleur depuis American Sniper, avec déjà Bradley Cooper. Alors que Bohemian Rhapsody, sur le groupe Queen et Freddie Mercury, triomphe partout dans le monde, un biopic sur un autre chanteur britannique des années 1970 va débarquer bientôt sur nos écrans : Rocketman, consacré à Elton John. Tout aussi gay et extravagante que Mercury, avec ses tenues folles et ses platform shoes, la pop star affublée de grosses lunettes sera remplacée derrière son piano par Taron Egerton, le héros de la saga d’espionnage Kingsman.

Dans ce film-fleuve, ce dernier campe Frank Sheeran dit « The Irishman », un tueur à gages que l’on soupçonne d’avoir liquidé Jimmy Hoffa en 1975, le dirigeant corrompu des Teamsters, le syndicat des conducteurs routiers américains (interprété par Al Pacino, qui collabore pour la première fois avec le cinéaste). Véritable phénomène de société, le premier volet est devenu le long-métrage d’animation le plus rentable de toute l’histoire du cinéma en générant près de 1,3 milliard de dollars de recettes mondiales.

Fini de rire : après le rejet parfois violent d’une partie du public pour Les Derniers Jedi et le semi-bide du médiocre spin-off Solo, cet ultime volet a pour mission cruciale de réconcilier toute la galaxie des fans autour de Star Wars.

L’action du film se déroule dans les années 1980, à Gotham City, et suit le destin tragique d’un comédien raté de stand-up, Arthur Fleck, qui va peu à peu basculer dans la criminalité et la folie. Un film de monstres complètement tordu et dérangeant qui repose sur un sujet ahurissant : une douanière au physique disgracieux (c’est la géniale Eva Melander sous ce maquillage) et au flair incroyable rencontre un jour un drôle de bonhomme, tout aussi monstrueux qu’elle.

Si le troisième volet de Toy Story concluait la saga en beauté, l’équipe de Pixar a pourtant décidé d’ajouter un ultime volet à la série (il faut dire que la trilogie a rapporté près de 2 milliards de recettes dans le monde). Pour la première fois aux commandes d’un film sans son frangin Bobby (avec qui il a signé des chefs-d’œuvre de la prout comédie, de Dumb and Dumber à Mary à tout prix), Peter Farrelly raconte le périple, au début des années 60, d’un Italo-Américain rustaud et raciste (Viggo Mortensen), chargé de faire le chauffeur pour un pianiste noir (Mahershala Ali) lors d’une tournée de concerts dans le sud des États-Unis, où la ségrégation a encore cours. Synopsis : Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…. On ne sait absolument rien de ce quatrième volet de la saga Avengers, toujours réalisé par les frères Anthony et Joe Russo, hormis une énigmatique première bande-annonce au ton plutôt anxiogène. En 2019, Guillaume Canet rassemble à nouveau la bande des Petits Mouchoirs : François Cluzet, Gilles Lellouche, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Laurent Lafitte, Jean Dujardin. Le doute plane, particulièrement depuis les récentes déclarations au site Film Stage d’un James Gray sur les rotules, affirmant que le film, actuellement en postproduction, est « loin d’être fini ». Donovan, de Xavier Dolan (13 mars), Tanguy le retour, d’Étienne Chatiliez (10 avril), Simetierre, de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer (1er mai), Hors norme, du tandem Toledano/Nakache (23 octobre), ou encore J’irai où tu iras, de Géraldine Nakache (prochainement). Un opérateur chargé d’écouter tous les bruits de la mer (François Civil, en cours de starification programmée) doit accomplir une mission extrêmement risquée pour la sécurité du pays. La famille Crawley est de retour, mais sur grand écran, dans le film que vient d’achever le réalisateur Michael Engler, familier de l’univers de la série puisqu’il a déjà tourné plusieurs épisodes, dont Christmas Special, l’épisode final de la saga diffusé en 2015.

Craig Zahler (par ailleurs scénariste stakhanoviste, musicien metal, romancier brutal) devrait définitivement enfoncer le clou de sa réputation de « nouveau Tarantino » (et, pourquoi pas, sortir en salles chez nous, ce qui n’était pas arrivé aux deux précédents). C’est l’histoire d’un homme et d’une femme habitant le même quartier de Paris, tous deux confrontés à une époque hyper connectée menant à une certaine solitude affective. Peter Parker alias Spider-Man est bien vivant et, dans ce deuxième volet de ses aventures solo, qui se déroulent chronologiquement après Avengers Endgame, le héros passe même des vacances en Europe. À 79 ans, le réalisateur de Buffet froid, également auteur du scénario, renoue avec son habituelle veine iconoclaste et absurde : l’intrigue suit les pérégrinations d’un tandem antagoniste –un homme aisé (Clavier) et un quasi-SDF (Depardieu) – dont les faits et gestes sont dictés par un script écrit en temps réel. ), rythme cotonneux fait de longues plages de dialogues et de brusques accélérations, humour sadique et politique- ment pas correct, amour fou pour ses personnages, plaisir manifeste des acteurs à s’ébrouer dans le cadre, mélange de polar « straight » et de délires Z. Les Avengers qui ont survécu au coup de balai de Thanos ont forcément un plan pour sauver l’Univers – « Cela pourrait marcher », assure la Veuve noire (Scarlett Johansson) à Captain America (Chris Evans), qui ne lui renvoie son optimisme qu’à moitié (« Je l’espère, je ne saurais pas quoi faire dans le cas contraire »). Dans ce nouveau film, Malick racontera l’histoire (vraie) d’un objecteur de conscience autrichien qui refusa de combattre pour le IIIe Reich et finit décapité en 1943, puis béatifié par l’Église catholique. Espérons que Jon Watts, qui rempile à la réalisation, a musclé son jeu depuis Homecoming, opus inaugural et formellement très ordinaire, déjà ringardisé par le merveilleux dessin animé New Generation.

2019 au cinéma : les 15 films les plus attendus !

Signée par le réalisateur de la comédie Very Bad Trip, cette œuvre extrêmement sombre comptera aussi à son générique Robert De Niro dans le rôle d’un animateur de talk-show à la télévision. Raz-de-marée mondial prévisible en 2018, Avengers : Infinity War concluait ses deux heures trente d’hyper-spectacle par une séquence d’une rare gravité pour une production Marvel : dans un silence de mort, l’annihilation de la moitié de la population de la planète, plusieurs super-héros inclus, par le surpuissant Thanos.

Co-écrit par Cameron et réalisé par son camarade Robert Rodriguez, le film suscite autant d’attente que de crainte, Rodriguez s’étant rarement distingué comme un réalisateur d’une exquise finesse.

Si certains pensent que l’on pourrait assister à une scène de flashback, dans laquelle toute la puissance de Luke serait révélée, aucune information officielle n’a fuité jusque-là.

Mieux vaut avoir vu les deux premiers films pour comprendre celui-ci, puisqu’on y retrouve à la fois l’homme aux os de verre et La bête, alias l’homme aux 23 personnalités. L’année démarre, et ses attentes aussi : en 2019, on va encore découvrir une multitude de films alléchants et diversifiés : Ad Astra, le nouveau James Gray, Grâce à Dieu, de François Ozon, la suite d’Infinity War, Avengers Endgame, Green Book, Benedetta, de Paul Verhoeven et bien sûr le grand final de Star Wars. Space opera introspectif, Ad astra suit le voyage interstellaire d’un ingénieur militaire autiste (Brad Pitt) parti à la recherche de son père disparu du côté de Neptune, en pleine quête d’une intelligence extraterrestre. Adapté d’une nouvelle de l’auteur de Morse, Border est un stupéfiant et magnifique récit d’horreur à la Lovecraft, qui explose les frontières entre les genres, sexuels et cinématographiques. Un cross-over ultime qui guidera la firme (au moins) pour les dix années à venir : indispensable pour espérer piger quelque chose aux prochaines saisons du plus grand feuilleton cinématographique de tous les temps. Mendonça Filho et l’équipe d’Aquarius avaient déjà profité du tapis rouge cannois en 2016 pour protester contre la destitution de la présidente Dilma Rousseff, et l’élection du président d’extrême droite Jair Bolsonaro au Brésil donne d’un coup à Bacurau les dimensions d’un brûlot politique d’actualité. Adaptation de l’un des plus célèbres best-sellers du maître de l’épouvante, publié en 1986, le diptyqueÇa raconte la lutte acharnée d’un groupe d’amis, dans l’enfance puis à l’âge adulte, contre une atroce créature maléfique hantant depuis toujours les égouts de leur petite ville du Maine, Derry.

Après son épatant et frénétique The Big Short, édifiante enquête sur les racines du crack des subprimes en 2008, Adam McKay poursuit sa radiographie d’une certaine décadence morale de l’Amérique post-11 Septembre. Alors qu’un curieux et indicible retour de bâton obscurcit depuis peu la réputation de Quentin Tarantino, cinéaste dont la dénigration semble aujourd’hui de bon ton, nous sommes pourtant plus que jamais excités par l’approche de son Once Upon a Time in Hollywood.

Hormis les stars du générique, le casting de Once Upon a Time in Hollywood est tout simplement fou : Damian Lewis dans rôle de Steve McQueen, Al Pacino dans celui de Martin Schwarz (l’agent de Rick Dalton), Dakota Fanning et Lena Dunham en membres de la secte Manson… Kurt Russell, Tim Roth, Michael Madsen, Timothy Olyphant et une flopée d’autres visages familiers passeront aussi une tête.

C’est le coup de poker ultime de Netflix, qui a signé un chèque mirobolant à Martin Scorsese (on parle de 140 millions de dollars) pour qu’il réalise ce qui pourrait bien être le film de mafia ultime, réunissant Robert de Niro, Al Pacino, Joe Pesci et Harvey Keitel, et racontant la vie de Frank « The Irishman » Sheeran, tueur à gages qu’on soupçonne d’avoir liquidé Jimmy Hoffa en 1975.

Cela ne nous empêche pas d’attendre avec une impatience folle Hors Norme parce que, pour ne pas changer, les compères n’ont pas eu peur de se frotter au « grand sujet », propice aux clichés et au didactisme qu’ils retournent à leur avantage. De ce long combat épuisant, décourageant, sans fin, le cinéaste belge Felix Van Groeningen tire un très beau film, sombre, où rien n’est jamais joué d’avance, comme si la vie vous glissait des mains. L’occasion pour le grand public d’être, à son tour, plongé dans les souvenirs d’un jeune acteur se remémorant la correspondance qu’il entretenait jadis avec une vedette de la télévision, à présent décédée. L’équipage est un all-star cast (Reda Kateb, Omar Sy et Mathieu Kassovitz), l’auteur de la BD Quai d’Orsay réalise, et le tout ressemble telle- ment à un USS Alabama français que la rédac de Première (composée à 100 % de fans de films de sous-marins) commence déjà à réviser les paroles de La Marseillaise. C’est dire si l’on attend fiévreusement d’être transporté par ce Convoi exceptionnel, d’autant qu’à bord sont montés Gérard Depardieu et Christian Clavier (mais aussi Édouard Baer, Alexandra Lamy, Alex Lutz, Sylvie Testud et bien d’autres). On sait que Gray a une histoire compliquée avec le Festival de Cannes : ses films y ont été hués, boudés, flingués par la critique (qui les réhabilite six mois plus tard), systématiquement ignorés par le palmarès. Le projet est en tout cas passionnant : après avoir passé la quasi-totalité de sa carrière à écumer New York en tous sens, James Gray est désormais d’humeur aventurière et voyageuse. Tout droit issue des studios Marvel, la super-héroïne Carol Danvers, possède des pouvoirs qui « dépassent l’entendement », selon Kevin Feige, grand manitou des Marvel.

FRANÇOIS OZON : Le parcours de trois Lyonnais d’une quarantaine d’années, qui découvrent que le prêtre, qui les a abusés lors de camps scouts ou au catéchisme, est toujours en activité et au contact d’enfants. Situé en 1969 dans la Babylone du cinéma, le film suit le quotidien de deux amis du milieu artistique : le comédien raté Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et sa doublure cascade Cliff Booth (Brad Pitt). Coproduit par Elton John en personne, ce drame musical racontera ses débuts à l’Académie royale de musique et sa rencontre décisive avec son fidèle parolier et collaborateur Bernie Taupin (Jamie Bell, découvert enfant dans Billy Elliot).

Le premier volet était un (faux) film de peur noyé dans une reverie 80s, un long flash-back engourdi, probablement fantasmé et visuellement somptueux, qu’une figure maléfique venait électriser. Les deux teasers ne donnent pas beaucoup d’infos (à part l’identité de nouvelles voix, dont Key & Peele) et on sait seulement que Woody et Buzz cherchent à aider un jouet qui se prend pour une cuichette à sortir de sa crise existentielle. L’argument de ce trip dans la Babylone Hollywood ne pouvait pas être plus tarantinesque : à la fin des sixties, Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), héros de la fameuse série télé Bounty Law, a raté le train du grand écran, cachetonne dans des westerns de seconde zone et passe son temps à glander avec Cliff, son meilleur copain et sa doublure cascade (Brad Pitt). Les joues creusées, très amaigri, l’acteur devrait accomplir une authentique performance dans ce long-métrage consacré aux origines de ce méchant très inquiétant (fera-t-il oublier l’excellente prestation de l’Australien Heath Ledger dans The Dark Knight, le chevalier noir, couronnée en 2009 par un oscar à titre posthume  . Dans ce nouvel opus, Vera Farmiga incarne le Dr Emma Russell, une paléobiologiste au service de Monarch (l’organisation secrète chargée de l’étude des monstres géants réapparaissant sur Terre) kidnappée avec sa fille Madison (Millie Bobby Brown, alias 11 dans Stranger Things) par un mystérieux groupe rival aux plans divergents concernant les créatures.

Que les autres sachent que le réalisateur de Robocop et de Basic Instinct, après le drame psycho-sexuel Elle, s’embarque pour l’Italie du début du XVIIe siècle afin de raconter l’histoire de Benedetta Carlini, une religieuse mystique persécutée par les autorités pour son lesbianisme.

Nous aurions pu leur ajouter le terrifiant et somptueux Border, d’Ali Abbasi (9 janvier), Si Beale Street pouvait parler, de Barry Jenkins (30 janvier), Minuscule 2 : les mandibules du bout du monde, de Thomas Szabo et Hélène Giraud (30 janvier itou), Arctic, de Joe Penna (6 février), Ralph 2. Leur voisine, actrice enceinte d’un réalisateur européen dans le vent nommé Roman Polanski, s’appelle Sharon Tate (elle est jouée par Margot Robbie), et va bientôt être la victime d’un drame sanglant qui frappera d’horreur le monde entier, symbolisera la fin des idéaux du Flower Power et plongera l’Amérique dans un climat de terreur paranoïaque.

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Cinéma
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